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vendredi 31 août 2007

Le jeu dangereux

Comme je passe le plus clair de mon temps à la maison et que mon travail principal est de regarder la télévision câblée, il me faut parfois accumuler un peu de pécule afin de pouvoir manger et payer le loyer. J’ai décidé, suivant ma dynamique de vie, de travailler depuis la maison. Mais, comment procéder? Comment faire de l’argent depuis le confort de notre résidence? La solution s’est présentée d’elle-même avec une simplicité désarmante : le poker en ligne.

Il suffit de déposer un peu de son argent par le biais de sa carte de crédit, gagner des parties et le tour est joué! Simple, convivial et très rentable. Pour les connaisseurs, j’excelle principalement au Texas Hold’em et on peut ici me voir remporter une main avec une belle paire d’As.



Bien entendu, on ne gagne pas toujours. À vrai dire, j’ai même perdu pas mal d’argent. Pis, les joueurs parmi vous savent que plus tu perds, plus tu veux jouer encore pour faire tourner la chance et refaire ton argent. Tant et si bien que je joue pu du tout maintenant vu que j’ai perdu 50 piasses (U.S.) dernièrement.

Finalement, le poker en ligne, c’est de la marde.

mercredi 28 février 2007

Des réponses

Bon. Si longtemps sans vous donner de nouvelles. Ça nous était jamais arrivé, nous qui nous acharnons pourtant à vous donner des nouvelles quotidiennement. Pourtant, cet espace est important pour nous et nous nous soucions de notre lectorat. En guise de preuve, sachez simplement que je prends ces quelques instants pour vous écrire alors que j'entame va 27e heure éveillée consécutive. Mais bon, cela n'excuse pas 3 jours sans nouvelles. Nous vous devons des explications.

Tout au long de notre aventure sur ce blogue, un questionnement a été soulevé de temps à autres, sans que nous n'y répondions vraiment. Nous avons tenté d'éviter la question, mais aujourd'hui, elle nous rattrape et s'impose d'elle-même: comment arrivons-nous à payer notre facture de câble? Comment pouvons-nous être aussi inactifs et pourtant avoir des sous pour s'acheter à manger? Comment faisons-nous gain d'argent?

Et détrompez-vous, ce n'est pas notre fondation lancée naïvement il y a quelques semaines qui nous fait vivre (en fait, notre OSBL est un échec lamentable).

Voici la donc la dure vérité: nous travaillons, parfois.

Comme nous avons déjà mentionné, nous sommes pigistes, ce qui veut dire que nous avons mis au point un système de vie nous permettant de consacrer la majeure partie de notre temps à l'oisivité. N'ayez crainte: on calcule qu'en travaillant de façon acharnée pendant l'équivalent de 2 mois par année, nous arrivons à cumuler assez de vivres pour subsister toute l'année. L'an dernier, nos calculs avaient été justes et l'année 2006 nous a donné raison. Bien sûr, il faut savoir faire des sacrifices et mettre sa vie en état de veille pendant 8 semaines (travaillées en bloc ou réparties) pour pouvoir profiter de 10 mois de temps libre et de câble toute la journée. Nous, les Vieux Garçons, osons croire que c'est une solution qui nous rapproche de cette chose qu'on appelle "bonheur".

Vous voudrez évidemment savoir ce que nous faisons et pour qui nous travaillons: nous travaillons pour le câble. Nous sommes derrière certaines images que vous voyez. Nous sommes à la fois producteur et consommateur, émetteur et récepteur. Nous court-circuitons la chaîne et cherchons à bâtir un câble qui nous ressemble, qui est à l'image de celui que nous avons envie de consommer.

Cette confidence explique donc notre absence de ces derniers jours: nous venons de commencer une période de travail. Alors qu'Attrayan s'est engagé à travailler pour toute la semaine, j'ai personnellement penché pour une option plus radicale et ait accepté un contrat me faisant travailler encore pour 4 longues semaines. Vous comprendrez donc que dans cette situation hors de notre contrôle, nos posts seront peut-être plus espacés pour les prochaines semaines. Nous-mêmes accumulons des émissions de télé et arrivons à peine à se croiser dans notre résidence. En guise de preuve, sachez que je n'ai pas vu Attrayan depuis déjà 3 jours.

Alors Attrayan, je sais que tu passes sur le blogue et lis mes messages, alors j'utilise cet espace pour te faire un message:
de 1, tu me manques!
de 2, si tu passes à l'épicerie, ramasse du papier de toilette, ce matin j'ai entamé notre dernier rouleau!

dimanche 4 février 2007

Soirée politique

Cette semaine, je me suis retrouvé dans un événement partisan pour un de nos gros partis politiques importants. Je n'y étais pas présent par convictios, encore moins par excès de militantisme mais parce que j'étais engagé pour un contrat (puisqu'il faut bien le payer, ce câble).

Tous les réseaux de télé étaient là, et le soir même, j'ai vu aux nouvelles tout plein d'images que j'avais déjà vues live. C'était bizarre, j'ai eu l'impression d'avoir vu la télévision à sa source-même, avant qu'elle ne soit mise en canne dans la boite à images. Drôle d'impression weird mise en abîme post-moderne.

M'enfin. Je ne vous dirai pas c'était pour quel parti, mais j'ai passé quelques minutes dans une pièce fermée en compagnie du chef du parti et de ses principaux conseillers. Si le chef ne m'a jamais jeté le moindre coup d'oeil et que je n'ai jamais existé dans sa réalité, j'ai quand même pu remarquer qu'il portait un parfum très très odorant qui n'était pas des plus masculins... Les moments comme ça sont toujours décevants.

mardi 2 janvier 2007

Post-temps des fêtes

Enfin le 2 janvier. Le temps des fêtes est terminé. La question qu’on m’aura posé le plus souvent : « quand est-ce que tu recommences à travailler ? »

C’est plate répondre à cette question-là. J’aurais aimé répondre le 4, le 8 ou le 23. Avoir une réponse simple. Mais non. Ça ne peut être si simple. Jamais n’est pas considéré comme une répondre satisfaisante. Bientôt non plus. C’est trop abstrait ça, ça prend du concret sinon les gens sont pas contents. Alors je sors ma cassette et leur sers ma réponse toute faite :

« Vu que je suis pigiste, je ne recommence pas à travailler puisque je n’ai jamais fini, mais, comme tu vois, je ne travaille pas en ce moment alors on pourrait croire que je n’ai jamais commencé, ce qui serait une conception erronée de la réalité. Théoriquement, je ne suis pas en vacances non plus puisque pour moi, ce n’est pas une pause entre deux blocs de travail, sauf que je ne suis pas chômeur non plus, puisque j’aurais pu travailler si j’avais été engagé sur un contrat. Je suis pigiste. Je travaille à contrat, quand on m’engage. J’aurai peut-être un contrat à la mi-janvier. Peut-être pas, non plus. J’ai aucune idée de la prochaine fois que je vais travailler. Peut-être que je ne retravaillerai jamais? Ça se pourrait. C’est dans l’ordre du possible. Ça devrait pas arriver, mais j’ai aucune permanence dans mon emploi 9 à 5 inexistant. Alors je vais me botter le cul et recommencer à travailler sur mes trucs personnels quelque part au début janvier. Tu veux une date? Mettons mardi le 9. Pourquoi pas le 8? T’as jamais lu Garfield? Le 8, c’est un lundi. Tout le monde déteste les lundis. Alors je recommence mardi. C’est ça le luxe d’être pigiste. Tu te fais pas chier à travailler les lundis comme tout le monde. »

Habituellement, après ça, les gens restent perplexes et changent maladroitement de sujet. C’est si cute de les regarder faire…

mardi 19 décembre 2006

Ex-emploi

Ces jours-ci, j'ai été engagé pour un contrat chez mon ancien employeur, que j'ai quitté pour une panoplie de raisons. Plusieurs mois ont passé, et c'est un peu étrange de revenir dans ces murs.

Au départ, le petit contrat de quelques jours m'apparaissait comme une bonne idée. C'était une belle occasion de retrouver mes anciens patrons, confrères et consoeurs. Une bonne idée de revoir les clients et fournisseurs du coin, et même de retourner manger au même resto où j'allais diner.

Erreur.

J'ai découvert que retourner travailler pour un ancien employeur, c'est la même chose que recoucher avec une ex: c'est une idée intéressante, tu te dis que ce sera une belle façon d'assouvir un besoin sans trop d'implication, mais une fois que tu es plongé dedans, tu retrouves rapidement les raisons pourquoi tu es parti, tu trouves que ça manque de piquant et tu te dis que, coudonc, la prochaine fois ne sera pas pour bientôt!

dimanche 10 décembre 2006

Party like it's 1979

Il m'arrive de temps à autres de prendre des contrats de DJ pour des partys privés. Eh oui, un vieux garçon n'écoute pas que Paul Anka, Frank Sinatra et Bobby Darin. J'avais justement un contrat ce samedi soir. Au téléphone, la responsable m'avait décrit sa commande:

- pas de hip hop
- pas de rap
- pas de métal
- pas d'affaires dans des langues bizarres genre Shakira
- pas de populaire genre Justin Timberlake ou Nely Furtado
- pas de techno
- beaucoup de disco
- beaucoup de québécois
- des tounes de crooner jusqu'à 23h pour ouvrir la soirée
- Metallica, Nirvana et les White Stripes sont tolérés
- 2 slows à la fin: Love Bites de Def Leppard et Wind of changes de Scorpions

J'aurais du m'en douter. Quand une fille de 26 ans te passe une telle commande, il faut prendre un pas de recul et douter, mais j'étais trop naif pour m'inquiéter.

Après avoir joué 27 chansons de crooner (l'album Rock Swings de Paul Anka est particulièrement utile - et sa reprise crooner de Smells Like Teen Spirits y est plus que délectable), j'ai du me rendre à l'évidence. La foule était particulièrement bien choyée en membres du 450. Deux charmants jeunes hommes sont alors venus m'aborder pour me lancer un sympathique "heille! as-tu d'autre chose que cette ostie de musique de débile-là?" et devant une invective si sympathique, j'ai osée demander ce qu'ils voulaient entendre. Quand on m'a répondu "n'importe quoi là, du techno, du hip hop, du house", j'ai ressenti un léger malaise. Moi qui avait apporté une énorme quantité de chansons de Donna Summers et de Kool and the gang, je ne pouvais faire face aux fans de Tupac et de Snoop Dog. Malaise.

J'ai bien tenté d'assouvir leurs désirs, mais peine perdue, ils ont pris leurs cliques et leurs claques et sont disparus pendant la symathique Goldigger de Kanye West (si c'est pas du hip hop ça, je me demande ce que c'est).

Tout ça pour dire, quand quelqu'un du 450 vous donne des ordres, il est important de relativiser, et de le prendre avec des pincettes.