mardi 23 janvier 2007

Le magasinage - partie 1: La guerre des sexes

Comme un fort pourcentage d'hommes, je déteste magasiner. C'est long, c'est un peu du pareil au même dans tous les magasins et ça coûte cher. Comme un fort pourcentage d'hommes, déambuler dans les magasins pour le plaisir de la chose pendant des après-midis et faire du lèche-vitrine, très peu pour moi. Si je me rends jusqu'à un magasin, c'est avec la ferme intention de m'y procurer un bien. Et comme un fort pourcentage d'hommes, il arrivera souvent que je ne trouverai pas et que j'achèterai un bien plus ou moins satisfaisant, las de chercher sans trouver.

L'exemple le plus flagrant est sans doute la question des vêtements. Disons que je dois acheter une chemise blanche. Je vais me rendre dans un premier magasin, qui aura en stock un modèle avec une broderie sur le côté. Non, je la veux unie. Deuxième magasin, la chemise blanche aura des manches courtes. Non, je veux des manches longues. Troisième magasin, la chemise sera beige pâle plutôt que blanche. Non. Quatrième magasin... ah pis fuck off. Je vais prendre la chemise beige pâle du troisième magasin. C'est pas ce que je voulais mais ça va faire pareil, je suis tanné de chercher. Je la paye, je grogne quelques minutes et c'est oublié, je ne garde pas de rancoeur. Sauf que j'aurai quand même une certaine déception chaque matin où je devrai enfiler cette maudite chemise beige pâle.

Une fille, dans une telle situation, n'aurait pas abandonné. Elle aurait ratissé la ville entière s'il l'eut fallu. Elle serait allé voir les 7 succursales de la même chaîne (y compris celle du Carrefour Laval), d'un coup que l'offre serait différente d'un magasin à l'autre. Elle aurait pris le temps de demander à chaque vendeuse de chaque magasin si elle ne pouvait pas trouver sa chemise dans le back store ou dans un coin sombre que ses yeux-scanneurs aurait manqué. Elle serait devenue une véritable chasseuse, à l'affût du moindre gibier potentiel. Sa vie serait devenue un véritable road movie de magasins, ne pouvant la mener qu'à la découverte de la chemise parfaite. Finalement, si elle n'avait pas trouvé, elle n'aurait pas cédé pour un compromis, oh non. Elle aurait pris son mal en patience, aurait attendu un mois et aurait recommencé le manège, pour voir si une nouvelle collection ne lui présenterait pas son Saint-Graal de chemise. Une fille aurait pris cette situation comme un défi lancé personnellement par Dieu, comme une insulte lancée à la volée, comme si la vie cherchait à la ridiculiser. T'es une fille pis t'es même pas capable de trouver une chemise blanche! Hystérique, elle serait devenue un véritable commando pour qui l'échec n'est pas une option.

Et pendant ce temps, pendant que la fille aurait désespérément cherché la chemise blanche, je serais resté bien calmement assis dans mon salon, habillé de ma chemise beige pâle, à regarder ma télé câblée.

8 commentaires:

**CaRrIE** a dit...

Pauvre garçon! Effectivement l'echec n'est pas une option pour les filles mais que veux-tu nous avons ça dans le sang! Pour nous, oui, le magasinage est un sport, c'est une façon de passer les frustrations quotidiennes! Dieu sait qu'il y en a beaucoup!!! Non sans rire, je parle pour moi, mais tu devrais aller magasiner avec une fille, une vraie passionnée, elle te donnera des trucs, truck ton désespoir de shopping pour une coatch, une VRAIE!!!

Bonne chance!
A au fait pour quelque chose de précis tu devrais aller fouiner sur les sites internet des magasins avant ça aide! ;)

Sarah! xxx

André a dit...

C'est tellement ça. belle analyse, Qu'àcelanEtienne.

Sophie V. Beauchemin a dit...

L'humanité n'a pas le sens d'être si bien défini. Dans mon sens ou le prototype fille s'applique à ma définition, je serais entré dans le premier magasin avec l'idée d'une chemise blanche et serais repartie, de ce même magasin avec 3 paires de patalon, un chemisier vert, des chaussettes rayés et 2 ou 3 ceintures . Déçu certe de n'avoir pas trouvé de chemise blanche mais rassuré sur le fait d'avoir pété mon budget et de ne pas avoir à courir les autres magasins. La morale, et bien voilà: ta chemise est peut être beige pâle à manche longue mais elle ne te prendra pas 2 mois à rembourser face à un soudain élan de compulsivité...
Rassure-toi, au moins beige pâle ça match encore avec les cravates brunes...

Pain°Perdu a dit...

Je trouve ton billet UN PEU stéréotypé. Moi je suis une fille et je ne me considère aucune mission à atteindre dans la finalité de ce que je souhaite acheter.Je te dirais que bien souvent je sais ce que je cherche et où je vais le trouver. Tu as raison pour une seule chose, si je n'avais pas trouvé la chemise blanche JAMAIS je n'aurais acheté la beige pâle!! ;-)

Marie-Eve a dit...

Bien daccord avec Sophie!

Après 2 ou 3 magasins, j'aurais abandonné l'idée d'acheter une chemise blanche et aurais attendu une prochaine fois pour faire ce genre d'achat. Par contre, pour me consoler de ne rien avoir trouvé, j'aurais acheté un pyjama, un jean, une camisole, des chaussures et autres morceaux qui n'était pas nécessaires. Sans doute est-ce pour cette raison que les hommes pensent que nous trouvons toujours tout. C'est pourtant pour cette raison que nous ne sommes jamais satisfaites de notre garde-robe... Tant de morceaux jamais portés, achetés dans le seul but de nous consoler un peu! La relation que nous entretenons avec les centres commerciaux est beaucoup plus malsaine...

Élyse a dit...

Si ces stéréotypes sont vrais alors je dois me résigner. Je ne suis pas une fille et ni un garçon. Alors que suis-je? Lorsque je ne trouve rien dans les magasins, ce qui est souvent le cas, je ne me console pas avec deux ou trois morceaux de vêtements pour me faire oublier cette triste histoire de chemise blanche. Toutefois, la solution n'aurait sûrement pas été la chemise beige pâle. Je suis même particulièrement heureuse d'avoir toujours le 30$ dans mes poches à mon retour à la maison. Vive la consommation raisonnable!

vieillechaussette a dit...

faut pas chercher des vêtements... faut attendre qu'ils te trouvent!


Pis un des principes du magasinage : tu reviens jamais avec ce que t'étais parti chercher.


La prochaine fois, va magasiner avec une fille !

Elise a dit...

Je crois que ça dépend de quoi on parle. Moi, j'abandonne facilement quand il s'agit de vêtement, et souvent, si je trouve pas, fuck off, ca veut dire que les magasins ne méritent pas mon 20$. Le client est roi voilà (pas toujours, mais dans le domaine de la mode, avec ce qui ça coûte pour la qualité avec laquelle on repart, la règle plus-que-s'applique).

Quand il s'agit de costume de bain, là c'est plus compliqué, mais c'est que l'aspect complexe entre en ligne de compte et donc, c'est un achat à part de la règle, parce qu'une fille a des seins (ben oui, gard don!).

Je crois que finalement, c'est ça qui fait toute la différence, les seins, ça change un tas de trucs par rapport au magasinage, ça complexifie la donne. Petit test ou défi amusant pour ses messieurs à ce propos : trouvez un soutien gorge et rembourez le puis allez essayer du linge avec, c'est vraiment pas une partie de plaisir...